- Publié le Mar 19 Mai 2026
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Chercheurs et acteurs du secteur semencier se retrouvent à Yamoussoukro pour valider les guides de traçabilité et le mécanisme d’approvisionnement permanent en semences certifiées de manioc, riz et maïs. Ces outils visent à renforcer la qualité des semences et la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire.
Réunis sous la
convocation du Centre national de recherche agronomique (CNRA), les
participants ont souligné « l’importance de la traçabilité et de
l’approvisionnement continu en semences certifiées pour garantir des rendements
stables et protéger la production nationale contre les maladies et les fraudes
semencières ».
Le directeur
général adjoint du CNRA, docteur Michel Kouakou, représentant le professeur
Abourahamane Sangaré, a rappelé « l’attention constante accordée par
l’institution à la communauté scientifique et au monde semencier national ». Il
a également indiqué que, quelques mois plus tôt, le CNRA avait tenu à
Yamoussoukro des ateliers pour élaborer le plan stratégique de la recherche
agronomique et valider des guides de production de semences de pré-base et de
base pour le manioc, le riz et le maïs. « Ces guides sont aujourd’hui édités et
seront prochainement remis officiellement au ministère et aux acteurs concernés
», a-t-il ajouté.
L’atelier vise
cette fois à valider deux documents stratégiques : « le guide national de
traçabilité des semences certifiées » et « le mécanisme d’approvisionnement
permanent en semences certifiées ». Le premier document a pour objectif de
garantir « la qualité, la transparence et la durabilité du système semencier
ivoirien en permettant de retracer l’origine et le parcours des lots semenciers
». Le second instaure « des procédures et dispositifs pour assurer la
disponibilité régulière et planifiée de semences certifiées à l’échelle
nationale », pilier essentiel de la sécurité alimentaire et de la planification
agricole.
La responsable
Epkini Carole , point focal de l’unité de coordination du projet 2PAU-CI, a
rappelé que « l’utilisation de semences non certifiées revient à ‘jouer à la
loterie’ avec le travail d’une saison ». Elle a insisté : « Même lorsque des
semences certifiées sont disponibles, leur absence de traçabilité compromet
leur utilité réelle. La traçabilité permet de s’assurer que les semences sont
saines, indemnes de maladies et conformes aux normes, et elle facilite la
remontée des lots en cas de problème pour protéger les cultures et les
consommateurs. »
L’atelier
s’inscrit aussi dans « la vision nationale du gouvernement » et « contribue aux
axes du Plan national de développement », notamment le pilier relatif à « la
modernisation de l’agriculture et au renforcement du cadre réglementaire et
institutionnel du secteur semencier ». En pratique, « la généralisation de la
traçabilité et d’un approvisionnement systématique devrait améliorer l’accès
des producteurs à des semences de qualité en quantité suffisante, stimuler la
chaîne de valeur semencière et soutenir la souveraineté alimentaire du pays ».
En validant ces
outils pendant trois jours de travaux scientifiques, qui débutent ce mardi 19
au jeudi 21 juin 2026, le CNRA et ses partenaires posent une pierre importante
pour professionnaliser le secteur semencier ivoirien ». « Il reste désormais à
mettre en œuvre ces guides sur le terrain et à assurer le suivi pour que les
producteurs, du champ à l’assiette, bénéficient pleinement d’une semence fiable
et traçable.
EDGARD ASSEMIEN