- Publié le Lun 01 Juin 2026
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La Société Coopérative des Producteurs de Noix de Cajou du Korodougou (CPNK-COOPCA) dans la sous-prefecture de Bouandougou, affiche un bilan satisfaisant de la campagne de commercialisation 2026. Son Président du Conseil d’Administration, Mamadou Cissé, se réjouit des performances enregistrées, tant en matière de volume que de qualité, tout en mettant en avant le rôle essentiel des femmes et la formation des producteurs.
La campagne
de commercialisation 2026 de l’anacarde aura été fructueuse pour la
CPNK-COOPCA. Selon son PCA, Mamadou Cissé, la coopérative a atteint l’objectif
qu’elle s’était fixé en début de campagne, à savoir la collecte et la
commercialisation de 6 000 tonnes de noix de cajou.
« Nous avons
pu collecter et commercialiser les 6 000 tonnes prévues », a-t-il indiqué avec
satisfaction, soulignant que les résultats obtenus témoignent de la bonne
organisation de la structure et de l’engagement des producteurs membres.
Au-delà du
volume commercialisé, la qualité demeure l’un des principaux motifs de
satisfaction de la coopérative. Malgré une campagne jugée globalement moins
favorable que celle de l’année précédente, la CPNK-COOPCA a réussi à maintenir
des standards élevés grâce à un important travail d’encadrement des
producteurs.
« Nous avons
enregistré des qualités comprises entre 49 et 46. Durant le mois de février,
nous étions entre 49 et 48 avant d’atteindre 47 à 46 en mars », a expliqué
Mamadou Cissé.
Pour le
responsable coopératif, cette performance est le fruit de la formation continue
des producteurs aux bonnes pratiques agricoles. Ramassage régulier des noix,
séchage adéquat et respect des conditions de stockage figurent parmi les
mesures appliquées sur le terrain afin de garantir une meilleure qualité des
produits.
La
coopérative accorde également une attention particulière au tri des noix avant
leur commercialisation. Une activité dans laquelle les femmes occupent une
place importante.
« Pour
obtenir une meilleure qualité, nous faisons appel à des femmes qui retirent
toutes les matières étrangères présentes dans les produits », a-t-il précisé.
Cette
activité contribue par ailleurs à l’autonomisation économique des femmes de la
localité. Selon le PCA, plusieurs dizaines d’entre elles sont régulièrement
mobilisées lors des périodes de forte activité, leur offrant ainsi une source
de revenus pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
S’agissant
des défis du secteur, Mamadou Cissé reconnaît que les marges accordées aux
coopératives restent limitées face aux nombreuses charges de fonctionnement.
Toutefois, il estime qu’une bonne organisation permet de surmonter les
difficultés et d’assurer la pérennité des structures coopératives.
Le PCA de la
CPNK-COOPCA a également salué les actions du Conseil du Coton et de l’Anacarde
en faveur du renforcement des capacités des coopératives. Il a particulièrement
plaidé pour une intensification des formations afin d’améliorer davantage les
performances des acteurs de la filière.
« Nous
souhaitons que les formations se poursuivent et soient renforcées afin de
disposer de coopératives encore plus performantes et capables de rehausser
l’image de la Côte d’Ivoire à l’international », a-t-il souhaité.
En guise de
message aux autres coopératives, Mamadou Cissé a appelé les dirigeants à
privilégier la rigueur dans la gestion et à préserver la confiance des
producteurs. Selon lui, la qualité, l’organisation et le professionnalisme
demeurent les principaux leviers pour assurer le développement durable de la
filière anacarde et contribuer à la croissance économique du pays.
BINGO
WILLIAMS