Comment tirer des interventions du Projet COSO des enseignements utiles à l’ensemble des pays participants ? Cette question a guidé les travaux de l’atelier régional consacré à l’harmonisation des approches de capitalisation, organisée dans la capitale ghanéenne.
Pendant quatre jours, les délégations ont travaillé sur deux priorités : parvenir à une compréhension commune des indicateurs des cadres de résultats du projet et définir les critères de sélection des expériences, des bonnes pratiques et des leçons à documenter.
Soutenu financièrement par la Banque mondiale, le projet COSO intervient dans des territoires confrontés à des vulnérabilités transfrontalières, à l’insécurité et aux effets du changement climatique. Son approche, fondée sur le développement conduit par les communautés, place les populations au cœur de l’identification et de la mise en œuvre des actions.
Les échanges ont porté sur les méthodes et les outils de capitalisation utilisés dans les quatre pays. Il s’agissait d’en dresser l’état des lieux pour construire un référentiel commun, adapté aux réalités du programme.
Ce cadre doit préciser les définitions retenues, les critères de sélection des expériences, la structure des fiches de documentation ainsi que les modalités de validation et de diffusion des contenus. L’enjeu est de rendre les connaissances produites plus cohérentes et plus facilement exploitables d’un pays à l’autre.
Au-delà du recensement des réalisations, cette démarche vise à comprendre les conditions de réussite des interventions, à identifier les difficultés rencontrées et à dégager des enseignements pour améliorer les actions futures.
Les investissements du projet COSO concernent notamment les infrastructures sanitaires et éducatives, les pistes rurales et les aménagements hydroagricoles. Le programme soutient également l’emploi des jeunes et des femmes ainsi que le renforcement de la résilience des communautés frontalières.
La mise en synergie de la Plateforme de gestion des connaissances a également occupé une place importante dans les discussions. Les participants ont examiné les possibilités de partage d’expériences sur l’inclusion sociale, l’accueil des réfugiés, l’adaptation au changement climatique et la prévention des conflits communautaires.
Ces thématiques traduisent la nécessité de rapprocher les réponses apportées dans des territoires confrontés à des difficultés similaires. La capitalisation doit ainsi permettre de repérer les pratiques susceptibles d’être adaptées à d’autres contextes, tout en tenant compte des spécificités locales.
À l’issue des échanges, les délégations se sont accordées sur un cadre de travail pour sélectionner et documenter les expériences les plus probantes. Le référentiel doit être testé à partir de cas concrets proposés par les quatre pays, afin d’en vérifier la pertinence et la facilité d’utilisation.
Alfred Batto, coordonnateur adjoint du projet COSO en Côte d’Ivoire, a salué la participation de la délégation ivoirienne aux travaux. Il a souligné l’importance de cet exercice, inscrit dans la composante 3 du projet, pour renforcer la coopération entre les quatre pays et faire progresser leurs objectifs communs.
L’harmonisation engagée à Accra doit contribuer à préserver les acquis du programme et à mieux éclairer les décisions futures. Dans un contexte où sont envisagés des extensions et des financements additionnels, notamment pour accompagner les populations et les demandeurs d’asile, la mise en commun des enseignements constitue un appui à la poursuite des interventions.
Pour les équipes du projet COSO, le défi est désormais de transformer les expériences locales en connaissances utiles à l’action, au bénéfice des communautés et de la coopération régionale.
Derniers commentaires (0)
Soyez le premier à laisser un commentaire sur cet article !