Exploitant environ 22 hectares, le producteur et délégué de coopérative a salué l’accompagnement reçu dans la gestion des intrants agricoles. Selon lui, cet encadrement permet aux planteurs d’utiliser les engrais et les produits phytosanitaires de manière plus sûre, tout en limitant les risques pour la santé humaine et l’environnement.
« Nous savons comment utiliser les engrais sans tomber malades », a-t-il déclaré, évoquant une meilleure maîtrise des pratiques agricoles et une attention accrue à la protection du milieu naturel.
Pour Diarra Adama, la dimension environnementale ne peut être dissociée de la santé des communautés rurales. Il estime que les actions menées dans la filière, notamment en matière de formation et de bon usage des intrants, contribuent à réduire les dangers liés aux produits chimiques utilisés dans les plantations.
Il a également souhaité que ces efforts bénéficient d’une plus grande reconnaissance des autorités, en particulier des ministères chargés de l’Environnement et de la Santé. À ses yeux, la protection de l’environnement doit s’accompagner d’un renforcement des services de santé et des infrastructures permettant d’évacuer rapidement les cas médicaux graves.
Le planteur a par ailleurs rappelé que les voies logistiques liées à l’activité palmicole facilitent le transport des malades vers les centres de soins, alors même que l’état des routes demeure un défi dans sa localité, pourtant première zone de production cacaoyère.
Le témoignage de ce producteur illustre les attentes des planteurs de l’ouest ivoirien : produire davantage sans dégrader les écosystèmes, protéger la santé des travailleurs et améliorer les conditions de vie des populations rurales. La 10e Journée du planteur place justement au cœur des échanges la contribution des producteurs privés à une filière palmier à huile durable en Côte d’Ivoire.
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