Le COSO accompagne les femmes dans le développement de leurs activités
Au cœur de cette rencontre, le Projet de Cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (COSO) met en avant son accompagnement des organisations de femmes. À travers le financement, le renforcement des capacités et l’acquisition d’équipements de transformation, le projet entend contribuer au développement de leurs activités génératrices de revenus.
« De façon générale, le COSO accompagne les organisations de femmes dans le développement de leurs activités génératrices de revenus. Nous accompagnons les femmes dans la structuration de leurs entreprises, le renforcement de leurs capacités et la commercialisation de leurs produits », a expliqué Dr Gniré Mariam Ouattara, coordonnatrice nationale du projet COSO en Côte d’Ivoire.
Poursuivant son intervention, la responsable a précisé les modalités de cet accompagnement.
« Le COSO apporte également un financement pour l’acquisition des équipements de transformation. Une fois que le COSO a identifié les besoins exprimés par les femmes, celles-ci sont accompagnées dans la transformation et la promotion du karité », a-t-elle déclaré.
Cet accompagnement vise donc à donner aux bénéficiaires les moyens de mieux organiser leurs activités, d’améliorer leurs pratiques de production et de renforcer la commercialisation de leurs produits. Il s’inscrit dans une dynamique de développement économique local, avec une attention portée aux initiatives des femmes.
L'autonomisation économique au cœur de l’accompagnement
Au-delà des moyens matériels, le COSO mise également sur la formation des bénéficiaires. La maîtrise des techniques de production et la prise en compte des enjeux environnementaux font partie des aspects sur lesquels les femmes sont appelées à renforcer leurs connaissances.
La coordinatrice les invite ainsi à s’approprier pleinement les différents modules de formation et les appuis reçus afin de développer durablement leurs activités.
« Nous demandons aux femmes de tirer pleinement profit de tous les modules de renforcement des capacités qui leur sont proposés, notamment pour la maîtrise des techniques de production et la gestion de l’impact environnemental. Nous souhaitons qu’elles s’approprient pleinement tout ce que le COSO leur apporte afin de développer leurs activités et de devenir autonomes », a-t-elle conclu.
Des bénéficiaires reconnaissantes, mais dans l’attente d’équipements fonctionnels
Cette première édition du Salon national du karité a également permis aux bénéficiaires d’exprimer leur gratitude pour les actions menées par le COSO en faveur de leurs communautés, notamment en matière d’infrastructures sociales. Toutefois, elles ont aussi fait part de leurs préoccupations concernant le fonctionnement des équipements destinés à la transformation du karité.
« Nous disons merci au COSO, mais nous souhaitons que les machines mises à notre disposition soient opérationnelles afin de faciliter le travail et d’améliorer nos activités, car ce que nous faisons à la main est fatigant », a plaidé Adjata Traoré, une représentante des bénéficiaires.
Les bénéficiaires ont également appelé d’autres femmes à se regrouper en coopératives afin de mieux structurer leurs activités et d’accéder aux opportunités d’accompagnement.
Exécuté par le Conseil Coton-Anacarde-Karité, le Projet de Cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (COSO) a été lancé en Côte d’Ivoire le 4 novembre 2022 à Korhogo. Depuis sa mise en œuvre, il a permis de créer 44 978 emplois pour les jeunes et les femmes et de soutenir 153 sous-projets d’activités génératrices de revenus (AGR).
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