Sous le parrainage du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, l’événement a été piloté par l’Unité de coordination du PIF2, en collaboration avec le ministère et plusieurs partenaires. Il a réuni des femmes venues de Toumodi-Sakassou et des localités environnantes autour d’activités culturelles, de débats communautaires et de témoignages sur les projets soutenus dans la zone.
Les échanges ont notamment porté sur le taungya, une pratique qui consiste à cultiver des denrées vivrières entre les jeunes arbres des plantations forestières. Ce système permet aux femmes de produire pour leurs familles tout en participant à la reconstitution du couvert végétal.
Représentant le ministre, la directrice de cabinet du ministère des Eaux et Forêts, le conservateur général Zouzou Elvire Joëlle Mailly, a souligné le lien entre préservation de la nature et amélioration des conditions de vie. Selon elle, aucune stratégie forestière ne peut réussir si les populations riveraines restent exclues des décisions et des bénéfices.
« La protection des forêts et la lutte contre la pauvreté doivent être menées simultanément », a-t-elle déclaré devant les participantes.
La responsable a rappelé que le couvert forestier ivoirien est désormais estimé à moins de trois millions d’hectares. Elle a plaidé pour une mobilisation accrue des communautés, des autorités locales et des partenaires techniques afin de réduire la pression sur les ressources naturelles.
Financé conjointement par l’État ivoirien et la Banque mondiale, le PIF2 affiche déjà des résultats dans l’accompagnement des femmes. Le projet indique avoir financé 478 sous-projets d’activités génératrices de revenus, au bénéfice de 12.715 personnes, dont près de deux tiers sont des femmes.
Ces appuis concernent notamment la transformation, le commerce, l’élevage et d’autres activités permettant de diversifier les sources de revenus. Pour plusieurs participantes, ils constituent une alternative à la dépendance exclusive vis-à-vis des ressources forestières.
La représentante des groupements de femmes a salué l’accompagnement du ministère des Eaux et Forêts, de la SODEFOR, de CARE Côte d’Ivoire, du PIF2 et de l’association MALEBI. Elle a expliqué que ces soutiens aident les femmes à renforcer leurs capacités tout en prenant part à la sauvegarde de la forêt classée de Matiemba.
« Cette forêt, c’est notre héritage et nous voulons la laisser debout pour nos enfants », a-t-elle lancé, résumant l’engagement des bénéficiaires à transmettre un patrimoine naturel préservé aux générations futures.
La journée s’est poursuivie dans une ambiance festive, avec un défilé, du théâtre et des animations culturelles. Des lots ont été remis aux participantes, tandis que des trophées ont récompensé les équipes ayant disputé une rencontre sportive organisée la veille.
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