« Produire plus, oui, mais produire mieux, en protégeant la nature, en protégeant la forêt, en protégeant l’eau et en protégeant les personnes », a résumé le secrétariat du jury, à quelques instants de la proclamation des résultats.
À l’occasion des dix ans du concours, le jury a indiqué que ses exigences s’étaient progressivement renforcées. L’évaluation ne repose plus uniquement sur le volume de production, mais sur la capacité du planteur à concilier rendement, respect de l’environnement et gestion responsable de son exploitation.
Le premier critère concerne l’entretien de la plantation : propreté des parcelles, accès aux palmiers et application des bonnes pratiques agricoles enseignées dans les champs-écoles. Les membres du jury ont souligné avoir recherché la régularité du travail, plutôt qu’un entretien occasionnel.
La protection de l’environnement constitue un critère central. Le jury a précisé avoir vérifié si le candidat avait préservé la forêt, protégé les cours d’eau et évité toute plantation dans une zone protégée.
Cette exigence s’inscrit dans les débats sur l’impact de la palmiculture sur les écosystèmes. Elle vise à distinguer les exploitations qui maintiennent une production viable sans empiéter sur les zones forestières ou les ressources en eau.
Le troisième critère porte sur la productivité et le rendement, mais « pas n’importe comment », selon le jury. Les évaluateurs ont examiné les preuves du suivi technique de l’exploitation, notamment le recours aux pratiques recommandées en champ-école et la gestion des intrants.
L’objectif, ont-ils expliqué, est de récompenser une production à la fois performante et durable, plutôt que de privilégier le seul rendement à l’hectare.
Enfin, le jury a pris en compte la gestion sociale et administrative de l’exploitation : conditions de travail du personnel, tenue des documents et âge de la plantation. Ce volet vise à évaluer la pérennité de l’exploitation et le respect des obligations vis-à-vis des travailleurs.
Les membres du jury ont indiqué avoir procédé à plusieurs réunions de délibération, en raison de la proximité des dossiers. « On s’est réuni une fois, deux fois, trois fois… presque tout le monde avait les mêmes points », a déclaré Laeticia Ohouo, présidente du jury, évoquant une compétition particulièrement serrée.
La proclamation des lauréats de l’« As de la Palme » intervient dans le cadre de la 10e Journée nationale du planteur de PALMCI, organisée à San-Pédro du 22 au 24 octobre 2026. L’événement réunit planteurs, coopératives, transporteurs et communautés autour des enjeux de productivité, de durabilité et de professionnalisation de la filière palmier à huile.
Derniers commentaires (0)
Soyez le premier à laisser un commentaire sur cet article !