La participation du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) revêt une importance particulière. Institution majeure de la recherche agricole en Côte d’Ivoire, le CNRA dispose d’un patrimoine foncier qui constitue un outil essentiel pour ses activités de recherche, notamment dans les domaines des cultures agricoles, de l’amélioration variétale et de la conservation des ressources génétiques.
Cependant cette structure fait face à de multiples litiges fonciers qui empiéte sur la qualité de leur recherche.
Des conflits, souvent liés aux limites des terrains, aux droits coutumiers et à l’exploitation des plantations, alimentent les plaintes des populations qui réclament davantage de transparence et de dialogue.
Dr Agui Majoie YOBO, juriste spécialisé en droit privé, droit foncier et politiques agricoles a présenté les conséquences de cette situation. Selon lui, les problèmes concernent plusieurs sites du territoire national et touchent directement les activités de recherche. Les difficultés foncières ne se limitent pas à des questions administratives. Elles ont aussi des conséquences concrètes sur les programmes scientifiques conduits par le CNRA. Le conférencier a notamment évoqué la destruction d’essais et de plans expérimentaux. « Des essais agronomiques, des plans expérimentaux sont détruits », a-t-il déclaré. Il a également fait état de l’abattage d’espèces d’arbres protégées.
Dans certaines localités, ses tensions ont malheureusement entraîné des violences et des pertes en vies humaines. Face à cette situation, les participants appellent au renforcement du dialogue entre le CNRA, les communautés villageoises et les autorités, ainsi qu’à une meilleure clarification des droits fonciers afin de prévenir de nouveaux conflits.
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