- Publié le Mer 20 Mai 2026
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Après quatre jours de travaux techniques du 02 au 7 mai 2026 , à Abidjan, la mission d’appui à la mise en œuvre du Projet d’Investissement Forestier Phase 2 (PIF2) a réalisé une immersion sur le terrain dans les zones d’intervention du projet pour apprécier les résultats concrets et l’impact auprès des communautés locales.
Placée sous la conduite de la Conservatrice Générale Zouzou épouse Mailly Elvire‑Joëlle, Directrice de Cabinet du Ministère des Eaux et Forêts, et de Jean‑Dominique Bescond, chargé du projet à la Banque mondiale, la mission avait pour objectif d’évaluer l’avancement des activités et la qualité des partenariats noués avec les acteurs locaux.
Sur le terrain, la délégation a constaté une forte adhésion des populations riveraines aux actions du PIF2, notamment autour de la protection du Parc national de Taï et des agroforêts de Haute Dodo, Rapides Grah et Scio. Autrefois souvent réticentes aux mesures de gestion durable, ces communautés participent aujourd’hui activement à la préservation des ressources forestières et à la mise en œuvre des activités de restauration.
La mission a visité plusieurs sites de reboisement et de production : un chantier agroforestier à Djigbagui et une pépinière à Yaodankro dédiée à la campagne 2026. À ce jour, plus de 24 000 hectares d’agroforesterie ont été établis dans les agroforêts de Scio, Haute Dodo et Rapides Grah, tandis que 12 000 hectares de reboisement intensif ont été réalisés dans les forêts classées du centre et du nord (Ahua, Matiemba, Loho, Kobo, Pierrhé).
Les équipes se sont également rendues à la base‑vie de Djouroutou pour apprécier les investissements au profit de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), notamment la réhabilitation d’infrastructures et l’amélioration des pistes de patrouille indispensables à la surveillance du Parc national de Taï.
Sur le volet socio‑économique, la mission a inspecté plusieurs sous‑projets d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) à Dadadji, Gnamangui et Poutou — élevage de poules pondeuses, porcs, moutons et un projet de pisciculture hors‑sol. Mis en œuvre par le PIF2 avec l’appui technique de l’ONG CARE International, ces sous‑projets visent à réduire la pression sur les forêts. Plus de 450 sous‑projets sont aujourd’hui financés, dont de nombreux émergent déjà en phase de production et de commercialisation, améliorant ainsi les revenus des ménages bénéficiaires.
À l’issue de la mission, le bilan est jugé positif. Kadjo Alloua épouse Koffi, coordinatrice du PIF2, a salué l’engagement des communautés et appelé à maintenir cette dynamique : « J’encourage les populations locales à rester mobilisées, car la réussite du PIF2 dépend de leur engagement en faveur de la gestion durable des forêts et des aires protégées. »
Pour sa part, Jean‑Dominique Bescond a relevé la solidité des acquis : « Nous avons aujourd’hui des fondations solides. Au‑delà des réalisations matérielles — kilomètres de pistes, bases‑vie réhabilitées — le changement majeur est d’avoir établi une coopération durable entre les populations et la SODEFOR pour reboiser au sein des agroforêts. Cela crée les conditions de confiance pour la poursuite du projet. »
La mission confirme ainsi une dynamique positive en Côte d’Ivoire, marquée par une participation accrue des communautés, le renforcement des infrastructures et la consolidation des actions de restauration paysagère et de protection des aires forestières.
EDGARD ASSEMIEN