Selon Vessaly Kallo, directeur des Services vétérinaires au ministère des Ressources animales et halieutiques, un Institut vétérinaire devrait être implanté au sein de la future université d’Odienné.
Le responsable a expliqué que l’absence, jusqu’ici, d’une école vétérinaire ivoirienne ne résultait pas d’un problème particulier. La formation des vétérinaires est principalement assurée par l’École inter-États des sciences et de la médecine vétérinaires, l’EISMV de Dakar, créée par 17 pays afin de mutualiser les coûts d’un enseignement particulièrement onéreux.
Les études vétérinaires nécessitent en effet des travaux pratiques sur plusieurs espèces animales, notamment les chiens, les chevaux, les chats, les animaux d’élevage et la faune sauvage. Cette diversité rend la formation plus coûteuse que celle de la médecine humaine, qui se concentre sur une seule espèce.
La première pierre de la future université d’Odienné a récemment été posée. L’établissement devrait accueillir l’Institut vétérinaire de Côte d’Ivoire, avec pour objectif de renforcer les capacités nationales de formation et de répondre aux besoins croissants du secteur de l’élevage.
La Côte d’Ivoire compte actuellement environ 300 vétérinaires. Un effectif jugé largement insuffisant au regard du cheptel national, estimé à près de 1,5 million de chiens, 90 millions de volailles, 7 millions de petits ruminants et 2 millions de bovins.
Pour améliorer la surveillance sanitaire, les services vétérinaires s’appuient déjà sur les outils numériques. La situation du cheptel national peut être suivie en temps réel grâce à un dispositif couvrant 297 postes d’élevage répartis sur l’ensemble du territoire.
La remontée quotidienne de ces données permet aux autorités de disposer d’informations fiables et de prendre plus rapidement les décisions nécessaires en matière de prévention et de lutte contre les maladies animales.
Mais le numérique ne saurait remplacer les ressources humaines. « Le besoin en recrutement de ressources humaines reste d’actualité et il est fondamental », a insisté Vessaly Kallo.
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