Placé sous le thème « Développement durable, innovation et compétitivité : transformer les modèles économiques pour une croissance responsable », le rendez-vous a réuni décideurs, entreprises, experts, investisseurs et porteurs de projets autour d’un constat : la croissance ne peut plus être dissociée de ses impacts environnementaux et sociaux.
Le commissaire général Michaël Tra Bi a appelé à une implication de l’ensemble de la société. Selon lui, la transition durable ne peut pas reposer uniquement sur l’État, mais exige l’engagement des entreprises, des collectivités, des partenaires au développement et des citoyens. Il a souhaité que le FIDD devienne un rendez-vous de référence, capable d’inscrire la question du développement durable dans les stratégies économiques du pays.
Les échanges ont porté sur des sujets majeurs de la transition écologique : finance verte, économie circulaire, responsabilité sociétale des entreprises, innovation numérique, capital humain, politiques publiques, agrobusiness durable, empreinte carbone et financement de la décarbonation. L’objectif était de dégager des solutions concrètes, mais aussi de favoriser les partenariats entre secteur public et secteur privé.
«La question climatique a également été au centre des discussions. Si l’Afrique demeure faiblement responsable des émissions mondiales de gaz à effet de serre, elle reste particulièrement exposée aux conséquences du dérèglement climatique» , a fait savoir l'initiateur du forum. Les participants ont donc insisté sur la nécessité de mobiliser des financements adaptés pour accélérer la transition sans freiner la création d’emplois ni la compétitivité des entreprises.
Représentant le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, Gbocho Didier a salué l’initiative. Il a appelé à faire du développement durable non pas une simple déclaration, mais une pratique intégrée dans les décisions économiques et les comportements quotidiens. « Nous devons respirer le développement durable, nous devons vivre le développement durable, nous devons dormir et nous réveiller avec le développement durable. Il doit être notre vie », a-t-il déclaré.
À travers cette première édition, les organisateurs veulent faire du FIDD une plateforme annuelle de dialogue et d’actions, destinée à accompagner la Côte d’Ivoire vers une économie plus inclusive, plus résiliente et respectueuse des générations futures.
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