« Les données foncières ne doivent pas être entre les mains de tierces personnes », a-t-il déclaré, mettant en garde contre une éventuelle utilisation des coordonnées recueillies par ces prestataires. Il a notamment évoqué le recours à des cabinets privés, tels que le Cabinet Topo Benhiba (CTB), opérateur foncier recruté par l’AFOR dans le cadre du PRESFOR. Certains de ces cabinets seraient dirigés par des ressortissants marocains et mèneraient des opérations de délimitation dans le Tonkpi.
Le représentant du Synagri a plaidé pour un retour au dispositif expérimenté entre 2008 et 2010 dans le cadre du Projet national de gestion des terroirs et des équipements agricoles. À l’époque, selon lui, les agents du ministère de l’Agriculture et de l’administration centrale menaient les enquêtes, tandis que le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) réalisait les délimitations.
Il a également critiqué le bilan de l’Agence foncière rurale (AFOR), créée en 2016. Sur un objectif de 1,5 million de certificats fonciers, 63 000 auraient été délivrés, soit environ 4%, a-t-il indiqué, précisant qu’il citait ce chiffre de mémoire.
Selon lui, les services de l’administration centrale, appuyés par les compétences du ministère de l’Agriculture et du BNETD, pourraient délimiter l’ensemble des terres et délivrer les certificats fonciers en cinq ans. Il a appelé le ministère à revoir la politique de gestion foncière.
Derniers commentaires (1)
Une réalité à ne pas négliger.. C'est une vérité