Adoptée en Conseil des ministres présidé par le chef de l’État Alassane Ouattara, la décision vise à doter le pays d’un dispositif spécialisé capable d’anticiper les enjeux de productivité, de qualité et de conformité aux standards internationaux, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
Placée sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, en liaison avec les départements concernés, la nouvelle structure aura pour mission de «reprendre l’initiative scientifique sur le café et le cacao», afin de mieux répondre aux exigences croissantes du marché mondial.
L’I2C est conçu comme un pôle de recherche intégrant des technologies de pointe, un capital humain hautement spécialisé et un réseau de coopération associant universités nationales, pôles d’excellence régionaux et organisations internationales.
L’institut devra notamment travailler sur les problématiques sanitaires, dont le «swollen shoot» (virus du gonflement des pousses du cacaoyer), ainsi que sur l’adaptation des plantes aux nouveaux défis climatiques, selon les explications données en marge du Conseil.
Il s’agira non seulement d’améliorer la productivité des vergers, mais aussi de renforcer la résistance des plants face aux maladies et aux aléas climatiques, en développant des variétés mieux adaptées aux conditions changeantes.
Le complexe de recherche sera bâti sur le site de la station de recherche du Centre national de recherche agronomique (CNRA) à Divo, qui abrite déjà un important patrimoine biologique: banques de gènes et parcelles expérimentales matures de caféiers et de cacaoyers.
Ce choix permet de capitaliser sur des travaux antérieurs portant sur la sélection variétale, la fertilisation, l’agroforesterie et la lutte intégrée contre les ravageurs et maladies, notamment le swollen shoot.
Premier producteur mondial de cacao et important producteur de café, la Côte d’Ivoire cherche à sécuriser ses rendements et à améliorer la qualité de ses fèves dans un contexte de pression climatique, sanitaire et réglementaire croissante sur les marchés européens et internationaux.
La création de l’I2C intervient alors que le Conseil du café-cacao (CCC) et ses partenaires ont déjà engagé, avec le Ghana, une stratégie régionale 2026-2031 de lutte contre le swollen shoot, incluant la recherche conjointe de variétés résistantes.
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