La cérémonie d’ouverture a mobilisé de hautes personnalités du gouvernement ivoirien. Le Vice-Premier ministre, Téné Birahima Ouattara, assure le patronage du salon, tandis que le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, en assure la présidence. Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat figure également parmi les institutions associées à l’organisation, aux côtés du Conseil Coton-Anacarde-Karité (CCAK).
Initié par la Fédération nationale du karité de Côte d’Ivoire (FENKACI), en collaboration avec le CCAK, le SNKA entend faire du karité un levier de création de richesses, d’emplois et d’autonomisation des femmes rurales. Le salon rassemble producteurs, transformateurs, chercheurs, industriels, startups et investisseurs autour des défis de la qualité, de la traçabilité, de la transformation locale et de l’accès aux marchés.
Plus de 50 exposants, une quinzaine de partenaires et des représentants de huit régions productrices participent à cette édition. Les organisateurs attendent plus de 1 000 visiteurs par jour, autour d’une dizaine de conférences, de panels, d’ateliers et de rencontres d’affaires.
L’enjeu central du rendez-vous est le passage d’une filière dominée par la collecte et la première transformation vers une industrie locale de produits à forte valeur ajoutée, notamment dans la cosmétique. Selon les données présentées en amont du salon, la capacité nationale de première transformation est estimée à 130 000 tonnes, pour une production de 60 000 tonnes.
« La seconde transformation du karité, c’est le futur », a affirmé Issa Konaté, directeur général adjoint du CCAK, estimant que cette orientation pourrait améliorer les revenus des femmes collectrices et renforcer la compétitivité du karité ivoirien.
Pour la présidente de la FENKACI et commissaire générale du SNKA, Kouadio Koné Minafoun, investir dans cette filière revient à soutenir les femmes et les communautés rurales. « Investir dans la filière karité, c’est investir dans les femmes ; et investir dans les femmes, c’est investir dans l’avenir de la Côte d’Ivoire », a-t-elle déclaré.
À l’issue des deux journées, les organisateurs espèrent dégager des partenariats concrets, encourager l’innovation et poser les bases d’un écosystème industriel capable de valoriser davantage le karité ivoirien sur les marchés national, sous-régional et international.
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