La délégation ministérielle était accompagnée des autorités administratives et coutumières de la localité, ainsi que de plusieurs partenaires au développement. L’objectif de cette sortie de terrain était de mesurer l’avancement des opérations et d’échanger avec les acteurs impliqués sur les perspectives de restauration des sites affectés.
Malgré le déguerpissement des orpailleurs illégaux, plusieurs zones demeurent exposées à de sérieux dangers environnementaux et sanitaires. La présence de bassins abandonnés contenant du cyanure, la contamination possible des sols et des sédiments par le mercure, ainsi que l’accumulation de déchets plastiques et métalliques, constituent un lourd passif écologique.
Face à cette situation, le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a décidé d’engager un programme national de restauration des paysages dégradés. Ce dispositif mise sur l’expertise locale pour assainir les sites recensés, éliminer les sources de pollution et accompagner leur remise en état progressif.
Le projet pilote de Tanda devrait ainsi servir de modèle pour l’extension des interventions à d’autres zones touchées par l’orpaillage illégal à travers le pays. Il traduit également la volonté des pouvoirs publics de concilier la lutte contre l’exploitation minière clandestine et la préservation durable des ressources naturelles.
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